« Oui à la liberté d’expression. Stop à la haine anti-flic »

« Ma réaction suite aux rassemblements des forces de l’ordre ce mercredi 18 Mai 2016

Les syndicats de police ont appelé, ce mercredi 18 mai, à des rassemblements à Paris et devant les différents commissariats de France. Depuis quelques semaines, et les différents mouvements de protestation, les forces de l’ordre sont victimes de violences. Ils dénoncent la haine « anti-flic » et réclament plus de fermeté vis-à-vis des casseurs. Frédéric Leturque, Maire d’Arras, apporte son soutien aux policiers et lance un cri d’alarme.

« Après les attentats de Paris, comme des millions de français, j’ai félicité les forces de l’ordre pour leur courage et leur volonté de protéger le pays. Comme des millions de français, j’ai applaudi leur détermination et leur sang-froid. Et comme des millions de français, j’ai été ému de voir les citoyens dans la rue, faire des haies d’honneur et même des accolades aux policiers. Ces images étaient fortes. Des images d’union, de solidarité, de reconnaissance et de confiance.

Depuis les manifestations contre la loi El-Khomri, je suis, comme des millions de français, abasourdi par ces images choquantes et révoltantes de délinquants cherchant à « casser du flic ». Depuis le début des manifestations contre la loi Travail, plus de 300 policiers ont été blessés. Derrière ces boucliers, casques et armures, il y a des hommes et des femmes. Je ne peux pas accepter que ces citoyens soient la cible privilégiée de casseurs qui cherchent tous les prétextes possibles pour assouvir une haine sans limite.

Les forces de police nationales comme municipales assurent la sécurité des habitants, la prévention, la cohésion sociale. Ils ont un rôle clef dans la vie d’une ville comme Arras, une ville attractive et qui rayonne. C’est à ce titre que je me bats pour réclamer des moyens humains et des conditions de travail descentes pour les forces de l’ordre.

Qu’attendons-nous pour réagir ? La violence est telle que, tous les jours nous pouvons nous réjouir de ne recenser « que » des blessés. Les forces de l’ordre ont besoin de plus de soutien de la part des autorités. Les missions se multiplient, les journées n’en finissent plus, la pression ne cesse d’augmenter pour les policiers et tout cela n’annonce rien de bon. Ils travaillent avec la peur au ventre. Doit-on attendre un drame pour faire bouger les lignes ? Hors de question. Je suis le premier défenseur de la liberté d’expression et je ne cesse d’encourager les initiatives populaires. Mais « casser du flic » ne peut pas être considéré comme un outil d’expression.

L’Euro de football arrive à grands pas, les forces de l’ordre seront sur le qui-vive. Nous aurons besoin d’elles pour assurer la sécurité de millions de français et de supporters venant de toute l’Europe. J’appelle donc au respect, au calme et à la responsabilité de chacun. »

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Revue de Presse du 28 avril

Petit tour d’horizon des articles / reportages me concernant parus récemment (liste non exhaustive : si certains médias ont été oubliés – involontairement, je précise ! – qu’ils n’hésitent pas à me mettre un commentaire pour que je corrige l’oubli et les ajoute à l’article).

Date Média Article / Reportage
27.04.2016 « Nord – Pas-de-Calais : le tarif de la carte grise va baisser »

Suite à la séance pleinière du Conseil Régional des Hauts de France du mardi 26 avril

27.04.2016 « Région, nouvel acte, nouvelle scène: le FN sème la pagaille et quitte la séance »

Suite à la séance pleinière du Conseil Régional des Hauts de France du mardi 26 avril

12.10.2015 « Arras: Frédéric Leturque accompagnera Manuel Valls pour sa visite officielle en Nouvelle-Zélande les 1er et 2 mai »

Frédéric Leturque, invité par Matignon, pour représenter Arras et la France en Nouvelle-Zélande

25.04.2016 Hauts de France : «La situation financière est clairement dégradée»

Conférence de Presse du Groupe UDI-UC du Conseil Régional des Hauts de France à Amiens

22.04.2016 Fusion des Régions : « Que les ministres amiénois se réveillent! »

Conférence de Presse du Groupe UDI-UC du Conseil Régional des Hauts de France à Amiens

 

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Frédéric Leturque accompagnera Manuel Valls pour sa visite officielle en Nouvelle-Zélande les 1er et 2 mai prochains

Communiqué de Presse
Voyage officiel du 1er Ministre français dans le Pacifique

Ce voyage sera l’occasion pour la délégation de rencontrer la communauté française installée en Nouvelle-Zélande, de nouer des liens économiques et d’honorer la mémoire des soldats néo-zélandais venus en France pendant la 1ère Guerre Mondiale. L’invitation de Frédéric Leturque à ce déplacement affirme encore le lien historique qui existe entre la Ville d’Arras et la Nouvelle-Zélande.

Frédéric Leturque s’était déjà rendu à Auckland et Wellington en 2015 lors du 100ème anniversaire de l’ANZAC DAY, à l’invitation des autorités néo-zélandaises. Cette fois, le Maire d’Arras est invité par Matignon pour représenter la France aux côtés du Premier Ministre. Il faut dire que depuis plus de 10 ans maintenant, une collaboration étroite s’est engagée entre la Nouvelle-Zélande et Arras, tant sur le plan culturel que celui de la Mémoire. Pour rappel, en 1916 et 1917, plusieurs centaines de tunneliers néo-zélandais étaient venus prêter main forte aux forces alliés sur le territoire d’Arras, qui en garde encore les traces aujourd’hui.

Ce voyage officiel sera l’occasion pour Arras de réaffirmer sa place de Capitale Régionale de la Mémoire à un an de la célébration du centenaire de la Bataille d’Arras, le 9 avril 2017, à laquelle la Nouvelle Zélande a pris une part prépondérante.

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« Canal Seine-Nord Europe : la future colonne vertébrale de la région Hauts-de-France »

Suite à l’annonce ce mercredi de la création en Conseil des Ministres de la Société d’Aménagement du Canal Seine-Nord Europe, j’ai souhaité réagir :
« Je me réjouis de cette étape supplémentaire vers la concrétisation de ce projet historique pour notre région et pour la France. La création en Conseil des Ministres de la Société d’Aménagements du Canal Seine-Nord Europe confirme la volonté d’un lancement des travaux en 2017 pour une mise en service en 2023.
Il est des sujets qui, parce qu’ils touchent à l’avenir même de nos territoires, doivent permettre de se rassembler autour de l’intérêt général. Le Canal Seine-Nord Europe est de ceux-là !
Véritable colonne vertébrale de la région Hauts-de-France, il porte des enjeux majeurs pour nos départements en termes d’aménagement, de développement économique et d’emploi. Le Canal Seine-Nord Europe c’est 12 000 à 14 000 emplois directs et indirects annoncés durant le chantier et 50 000 espérés par la suite, ainsi qu’une réduction du trafic sur l’autoroute au profit du trafic fluvial, plus écologique.
Arras et son territoire, au coeur géographique de la région, comptent pleinement s’investir dans la réussite de ce projet qui permettra aux Hauts-de-France de devenir un véritable pôle d’attractivité au coeur de l’Europe du Nord-Ouest. »

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Revue de Presse du 15 avril

Petit tour d’horizon des articles / reportages me concernant parus récemment (liste non exhaustive : si certains médias ont été oubliés – involontairement, je précise ! – qu’ils n’hésitent pas à me mettre un commentaire pour que je corrige l’oubli et les ajoute à l’article).

Date Média Article / Reportage
13.04.2016 « L’offre TGV pour Arras est maintenue jusqu’en 2018″
13.04.2016  » TGV Arras-Paris: élus, usagers et SNCF ont enfin trouvé un compromis »
05.04.2016 Vidéo : Conférence « Ville intelligente et connectée »
30.03.2016  » #Arrasvillenumerique : les projets de Frédéric Leturque »

 

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Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président des Républicains,

J’ai lu avec grande attention votre tribune de ce jour parue dans un quotidien national, où vous placez l’école de la République comme un enjeu capital pour notre pays et avancez quelques propositions assumées destinées à la recentrer sur sa mission originelle : la transmission des savoirs.

Si j’en rejoins une partie, je ne peux, au vu de ma propre expérience locale, acquiescer à la totalité de vos positions.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi en vous apportant, au travers de ces quelques lignes, l’éclairage d’un Maire qui a placé au cœur de ses priorités municipales – et plus généralement de son action politique depuis vingt ans – l’éducation et la réussite éducative.

Nous en convenons tous les deux, l’éducation est le terreau dans lequel poussent les enfants d’une nation, leur donnant les moyens de réussir, de se construire et de se réaliser en tant qu’individus. Elle constitue un socle commun de valeurs, de culture et de connaissances, pour consolider l’égalité des chances. Dans une société républicaine telle que la nôtre, particulièrement en ces périodes où les valeurs fondamentales de la démocratie peuvent être remises en cause, cette chance doit pouvoir être donnée à tous.

Pour ce faire, et particulièrement depuis mon élection à la tête de la ville en 2011, j’ai privilégié, au travers de notre Projet Éducatif Territorial, la concertation et le travail collectif autour de ce sujet, tant avec les parents, les enseignants, les acteurs du monde éducatif que nos équipes municipales. Ceci avec un seul et même objectif : favoriser la réussite et le bien-être des enfants dans nos écoles.

C’est pourquoi, face aux réalités de notre territoire, j’ai naturellement proposé aux Arrageois d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dès septembre 2013.

Après une année d’expérimentation et deux années et demie de recul, force est de constater que les bienfaits de la réforme dans les écoles d’Arras sont majoritairement appréciés et reconnus par l’ensemble des acteurs éducatifs, parents et enfants. Un ressenti corroboré formellement par une évaluation réalisée avec l’aide d’un cabinet extérieur à l’issue de l’année scolaire 2013-2014.

Bien entendu, je ne nie pas que certains réglages et améliorations peuvent être apportés à cette réforme, afin par exemple de mieux accompagner les petites villes et villages dans sa mise en œuvre ou de prendre en compte les impacts sur la fatigabilité de l’enfant. Néanmoins, autorisez-moi à la considérer comme une avancée positive qui mérite aujourd’hui d’être confirmée, accompagnée et suivie plutôt que remise en cause.

Je considère l’éducation comme une ambition durable, qui doit s’inscrire dans une temporalité qui n’est pas celle de l’immédiateté. Faire de l’éducation un vecteur de développement pour un territoire demande du temps, de la stabilité, de la continuité et de la pugnacité.

Le Projet Éducatif Territorial de ma ville d’Arras est ainsi l’un des piliers de son Projet de Développement Solidaire, prouvant s’il en était besoin le lien étroit entre éducation et mieux vivre-ensemble, au quotidien et sur le long terme. Pour un territoire, pour une société, toute réforme qui replace l’enfant au cœur du dispositif éducatif est un progrès. Elle constitue par là même un véritable « investissement social ».

La question de l’éducation et des capacités que doit se donner l’État français pour favoriser la réussite éducative de ses enfants, représente aujourd’hui un enjeu majeur pour le devenir de notre pays et doit figurer au premier rang des priorités des candidats à l’occasion des échéances électorales 2017. Il est grand temps que l’école de la République cesse d’être l’otage des calculs politiciens et des combats idéologiques.  J’avais d’ailleurs interpellé en début d’année dernière, par le biais d’un communiqué de presse, l’ensemble des responsables politiques français à prendre conscience de cet enjeu et à ériger l’Éducation en véritable cause nationale.

Au travers de cette lettre ouverte, c’est cet appel que je réitère aujourd’hui.

Frédéric LETURQUE
Maire d’Arras
Vice-Président de la Communauté d’Urbaine d’Arras
Conseiller régional Hauts-de-France

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Une volonté louable mais un acte irresponsable

J’ai pris acte de l’annonce par le gouvernement ce jeudi 17 mars d’une revalorisation de 1,2% du point d’indice des fonctionnaires. Celui-ci n’avait pas évolué depuis 2010 afin de limiter le poids du salaire des 5,5 millions d’agents publics dans le budget de l’Etat. Pour autant, même si cette revalorisation était attendue par les syndicats de fonctionnaires, cette décision m’apparaît particulièrement déplacée au regard du contexte national.

L’Etat français a-t-il gagné à l’Euromillions dernièrement ? Ou touché un héritage inattendu d’une vieille tante milliardaire qui lui aura miraculeusement permis d’éponger la dette du pays ?

La triste réalité est que depuis 2010, date du gel des salaires des agents de la fonction publique, la situation financière de la France n’a fait qu’empirer : la dette publique du pays est ainsi passée de 1.632,5 milliards d’euros en 2010 (81,7% du PIB) à 2.103,2 milliards d’euros fin 2015 (96,9% du PIB) ; le nombre de demandeurs d’emploi est passé de 2,73 millions en janvier 2010 (9,4%) à 2,98 millions fin 2015 (10,1%)… La liste est longue des indicateurs plaçant la France dans le rouge !

Comment dans ces conditions faire accepter au contribuable une telle décision, représentant pour l’Etat un coût supplémentaire de 2,4 milliards d’euros en année pleine, coût qui sera essentiellement assumé par les collectivités ?

Comment expliquer à celles-ci, qui voient les dotations de l’Etat fondre comme neige au soleil et qui redoublent déjà d’efforts pour maîtriser leurs dépenses, que leurs finances vont à nouveau trinquer ?  Quelles solutions propose l’Etat pour compenser ce surcoût imposé aux collectivités ?

Quelles mesures en direction des salariés du privé et des demandeurs d’emploi ?

Il existe des pistes plus responsables et plus justes qui mériteraient d’être étudiées et permettraient de dégager des marges de manœuvre sans pour autant grever les comptes publics : le retour de la durée légale du temps de travail à 39 heures hebdomadaires dans le privé comme dans le public, une réforme profonde de l’administration, la révision du statut de la fonction publique.

Le timing de cette annonce, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, laisse peu de doute quant à son caractère purement électoraliste. Pour autant, l’approche d’échéances électorales ne doit pas faire perdre à nos dirigeants le sens de la réalité et de la responsabilité !

Les fonctionnaires méritent mieux qu’une annonce opportuniste prise sans concertation. L’avenir de la France mérite mieux que des petits calculs à courte vue.

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« Je refuse que le train des Villes Moyennes reste à quai »

Dans le cadre d’une conférence de presse organisée sous l’égide de l’association Villes de France présidée par Caroline Cayeux, Maire de Beauvais, et dont il est Secrétaire Général, Frédéric Leturque, Maire d’Arras, a dénoncé la situation catastrophique du transport ferroviaire dans notre pays.

« Voilà maintenant deux ans, qu’avec les élus, les décideurs économiques et les usagers de la région, je mène un combat sans relâche contre le désengagement de la SNCF et la disparition programmée du modèle ferroviaire français.
Ce que nous vivons aujourd’hui n’est ni plus ni moins que le « dés-aménagement » de notre territoire.
Il est grand temps que nous disposions d’un véritable projet politique d’aménagement du territoire et que soit abandonnée la stratégie suicidaire de la découpe pratiquée depuis des années par la SNCF. Ce projet doit être initié par l’Etat qui doit parvenir à mettre autour de la table les élus, co-financeurs de la SNCF, les représentants des usagers et la direction de l’entreprise publique, afin de définir une stratégie et un projet de développement et d’aménagement global du territoire.
Alors que notre politique ferroviaire coûte 20% plus cher que celle des autres pays d’Europe, nous ne pouvons que déplorer un véritable problème de gouvernance au sein de l’entreprise publique, pourtant gérée avec l’argent du contribuable.
La politique de suppression des dessertes, décidée sans réelle concertation, conduit inéluctablement à une perte d’attractivité – résidentielle, touristique et économique – et une désertification de nos territoires.
Je refuse que le train des villes moyennes reste à quai !
Le temps est venu de respecter les principes du service public et de mettre fin au flou qui règne aujourd’hui dans le secteur des transports ferroviaires en France. »


> Vous trouverez ci-dessous le communiqué officiel de l’association Villes de France suite à la conférence de presse de ce mardi 8 mars.

Sauvons nos grandes lignes ferroviaires ! Les propositions de Villes de France

Jamais dans l’histoire ferroviaire française, les villes moyennes ont eu à connaître un tel désengagement de la part de la SNCF, que ce soit en matière de circulation de TGV ou de trains intercités (dits TET). A la clef en 2016, une multiplication des fractures territoriales pour des bassins de vie de plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’habitants.
Face à des scénarios qui envisagent – à très court terme – une érosion irrémédiable du service, voire un sacrifice délibéré de l’activité ferroviaire, les élus des Villes de France entendent redonner la priorité au bon sens, à la performance, et à l’environnement. Il n’est plus supportable que les pouvoirs publics méprisent ainsi les grandes lignes, et assignent certaines populations à résidence.

Réunis autour de Caroline Cayeux, présidente de Villes de France, les maires d’Arras, de Bourg-en-Bresse, de Colmar, de Montargis, de Sète, de Vitré, appellent de leurs vœux un schéma national de desserte ferroviaire, en concertation avec les régions et les villes, et qui articule l’ensemble des lignes entre elles (TER – TET- TGV). En dehors des seules métropoles, l’État doit donner plus de visibilité à l’offre à destination des villes moyennes.

Autorité organisatrice des transports au niveau national, il est urgent que l’État accorde un second souffle à la filière ferroviaire en mettant à contribution les autres modes de transports dans le financement du système d’infrastructure, mais aussi en faisant appel à d’autres opérateurs pour une offre plus compétitive.

La réorganisation des TET sans doute nécessaire, est une occasion de remettre à plat certaines règles de gestion et de gouvernance. Au-delà du seul Appel à Manifestation d’Intérêt proposé aux régions sous l’égide de SNCF Mobilités – Villes de France demande l’accélération de l’ouverture à la concurrence des trains intercités, et l’ouverture de concessions pour les lignes abandonnées.

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Lettre à Madame la Ministre, Najat Vallaud-Belkacem

Nouveaux Rythmes Scolaires : pour le maintien des financements de l’Etat au titre du fonds d’amorçage

« Madame la Ministre,

A l’occasion de votre visite dans le département et de votre passage sur Arras, je souhaite attirer votre attention sur un sujet qui préoccupe l’ensemble des élus locaux qui se sont investis dans la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires.

L’éducation constitue une priorité majeure, elle l’est encore plus chaque jour dans un contexte de renforcement des inégalités et de crise sociale.

L’analyse des besoins sociaux menée en 2012 a révélé une réalité sociale préoccupante sur le territoire arrageois en matière éducative. 21% de nos élèves et 40% de ceux issus de nos ZUS ne maîtrisent pas les savoirs de base (lire, écrire, compter) à l’entrée en 6ème.

L’égalité des chances pour l’accès au savoir, la formation de citoyens éclairés et le développement de compétences favorisant l’emploi sont des objectifs-clefs pour l’avenir de notre jeunesse.

Nous avons l’ambition de promouvoir l’égalité des chances et la formation de citoyens éclairés. Cette ambition est déclinée dans notre PEDT.

Au terme de trois années d’application de la réforme des rythmes scolaires, force est de constater que les bienfaits de la réforme dans les écoles d’Arras sont majoritairement appréciés et reconnus par l’ensemble des acteurs éducatifs, parents et enfants.

L’évaluation menée avec l’aide d’un cabinet extérieur à l’issue de l’année scolaire 2013-2014 s’est poursuivie cette année en collaboration avec M. Georges FOTINOS, ancien inspecteur d’académie chargé de mission d’inspection générale au sein de votre ministère, et M. François TESTU, professeur émérite des universités et chrono psychologue.

Les résultats de cette étude seront connus fin avril et partagés avec l’ensemble des acteurs socio-éducatifs du territoire. Elles serviront de base à l’actualisation du projet éducatif territorial et du protocole d’aménagement du temps scolaire.

C’est dans cette dynamique de complémentarité et de continuité éducative que doivent s’inscrire les parcours citoyen, culturel et sportif que vous souhaitez développer de l’école élémentaire jusqu’à la terminale.

Néanmoins, cet engagement en faveur de la réussite éducative n’est pas neutre financièrement. La mise en place de la réforme des rythmes scolaires représente un coût supplémentaire pour la collectivité d’un million d’euros par an, et la politique éducation pèse 7.000.000 € dans le budget de la ville d’Arras, soit un coût par élève de 2 111 €.

Je vous demande de bien vouloir m’assurer ainsi qu’aux nombreux maires qui s’engagent au quotidien que les financements de l’Etat au titre du fonds d’amorçage seront bien pérennisés au-delà de l’année 2016 et ce afin de poursuivre la mise en oeuvre de politiques éducatives territoriales ambitieuses.

Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à mes interrogations et me tiens à votre entière disposition pour en échanger.

Je vous prie d’agréer Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.
Frédéric Leturque »

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La dictature du chiffre a-t-elle définitivement pris le pas sur la mission de service public de la SNCF ?

« J’apporte mon soutien plein et entier à Gérald Darmanin, Vice-Président aux Transports à la Région NPDCP, dans son message de fermeté adressé ce jeudi à la SNCF, suite à l’annonce par cette dernière d’un « plan de transport adapté » en région pour ce printemps afin de pallier un manque de personnel.

La SNCF est tenue de respecter ses engagements vis-à-vis de la Région et de ses usagers, qui n’ont pas à subir les conséquences de sa politique interne de gestion des RH.
Sur la forme, comme d’habitude la SNCF met ses interlocuteurs au pied du mur et tente d’imposer ses solutions, décidées unilatéralement et sans concertation ni avec les élus ni avec les usagers. Ces méthodes ne sont plus acceptables et ne posent pas les bases d’une discussion apaisée et respectueuse.

Sur le fond, cette nouvelle annonce tend à confirmer la stratégie purement financière de la SNCF, qui cherche à se désengager petit à petit des territoires sous n’importe quel prétexte – tantôt des sillons TGV saturés, tantôt des soucis de rentabilité de certaines dessertes et maintenant des problèmes de ressources humaines sur les lignes TER ! – afin de préparer l’ouverture du marché à la concurrence en 2019.
La dictature du chiffre a-t-elle définitivement pris le pas sur la mission de service public de la SNCF ? La question se pose.
Cela rejoint notre combat pour la défense de nos lignes TGV Paris-Arras pour lesquelles nous restons plus que jamais mobilisés.
La problématique des transports ferroviaires touche finalement l’ensemble des régions françaises, ainsi que l’a rappelé l’ARF dans son communiqué du 17 février dernier. Ainsi, la solution passera forcément par une solidarité régionale mais aussi entre toutes les régions de France.
Nous attendons de la part du gouvernement une position claire sur le sujet de l’aménagement ferroviaire du territoire français. »

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