Discours de Frédéric Leturque – Cérémonie avec le Portugal – 9 avril 2018

 » Monsieur le Premier Ministre de la République du Portugal, Monsieur le Ministre de la Défense, Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Défense, Madame la Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Messieurs les Officiers Généraux, Mesdames, Messieurs,

Au nom des arrageois, au nom du Conseil Municipal qui m’entoure, c’est avec honneur et plaisir que je vous souhaite la bienvenue à Arras en ce jour du 100ème anniversaire de la Bataille de la Lys mais aussi du 101ème anniversaire de la Bataille d’Arras.
C’est un moment fort pour Arras, celui de redécouvrir et de réaffirmer les liens qui unissent notre ville et votre pays, le Portugal. J’aurai l’occasion bien entendu d’y revenir.

Il y a un an jour pour jour, j’accueillais dans cette même salle des fêtes de l’Hôtel de Ville le Président de la République Française et le Premier Ministre Canadien à l’occasion du Centenaire de la Bataille d’Arras. 
Une bataille o combien sanglante qui a vu tomber 300 000 hommes en 36 petits jours, soit l’horrifiante moyenne de 8 000 morts par jour. 
Une bataille trop longtemps oubliée des livres d’Histoire et que nous avons réhabilitée l’an dernier…
S’il est un lieu d’Arras symbolique du premier conflit mondial, c’est bien l’Hôtel de Ville dans lequel nous vous accueillons aujourd’hui. 

 
Un Hôtel de ville réduit en poussière dès le 21 octobre 1914 comme 85% des édifices de la ville qui ne comptait alors plus que 2000 habitants. 
Un Hôtel de ville reconstruit à l’identique par la force de ses habitants, par l’imagination de l’architecte Pierre Paquet, et par l’aide financière des villes amies de Newcastle et Marseille.
Arras est marquée dans sa chair par ce premier conflit mondial. 
Je garde en tête les mots prononcés par Georges Clémenceau le 19 août 1919 à l’occasion de la remise de la Croix de guerre à notre ville :
« Non, pas une ville de France n’a plus qu’Arras mérité de la Nation ; et si je ne craignais de paraître vouloir déprécier Verdun, je vous dirais tout de suite : pas une ville n’est plus glorieuse qu’Arras. Arras, Verdun…, ce sont les deux plus nobles des villes martyres ».

Monsieur le Premier Ministre du Portugal, je me souviendrai longtemps du 10 janvier 2018. Ce jour-là, j’ai eu le plaisir d’accueillir Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Défense Nationale du Portugal, ici présent, et son Excellence l’Ambassadeur du Portugal en France.
J’ai redécouvert à cette occasion les liens indéfectibles qui lient le Portugal et Arras. Ce mois de juillet 1918 où les troupes portugaises sont stationnées dans notre ville et où les Arrageois leur réservent un accueil chaleureux. 
Ce grand collier de l’ordre militaire de la Tour et de l’Epée que vous venez de nous remettre symboliquement et qui avait été décerné à Arras en 1935. 

En retour, en 1953, la ville avait fait citoyens d’honneur deux anciens officiers commandants les troupes portugaises en 1918 : le Général Ferreira-Martins et le Colonel Bento-Roma.

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat, Monsieur le Secrétaire d’Etat, votre présence nous honore. 

Ensemble, nous faisons revivre l’Histoire.  Ensemble, nous réhabilitons la place du Portugal dans l’histoire de notre ville. Ensemble, nous entretenons et nous saluons la mémoire des hommes qui ont versé leur sang sur nos terres pour notre liberté.  Ensemble, et c’est bien là l’essentiel, nous célébrons la Paix et la Fraternité. Nous avons le devoir de transmettre ce message aux jeunes générations, « parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » comme le disait si justement le Maréchal Foch. 

 

Je tenais donc tout particulièrement à saluer et à mettre en avant ici la vingtaine de jeunes arrageois qui ont entrepris il y a quelques temps déjà, avant même de savoir que la cérémonie de ce jour aurait lieu, un travail sur l’Histoire d’Arras et le Portugal qui les emmènera à Lisbonne dans quelques temps. 
C’est grâce à ces jeunes que nous parvenons à entretenir le devoir de mémoire.  C’est grâce à ces jeunes que nous regardons l’avenir avec optimisme et espoir.  C’est grâce à ces jeunes aussi que les liens entre Arras et le Portugal auront une existence concrète et durable dans le temps. Je sais que vous y êtes sensibles, Monsieur le Premier Ministre, et c’est pour nous une formidable initiative que je tenais à saluer. 

Avant de vous céder la parole et de vous demander de bien vouloir signer le livre d’or de la ville, je tenais à vous présenter les cadeaux que j’aurai plaisir à vous offrir.
Monsieur le Premier Ministre, un coffret avec une photo-gravure de scène de soldats portugais réalisé par un artiste arrageois, Luc BRÉVART. 
Luc est un amoureux de votre pays. Il travaille depuis 8 ans au Centre portugais de sérigraphie. Il y était d’ailleurs encore il y a 15 jours en présence du Président de la République. 
Il réalise aussi le Mini Paradisio, le plus petit cinéma ambulant grand écran du monde, installé début mars à Lisbonne dans le cadre du MONSTRA Festival. Bref, il était tout désigné pour réaliser ce cadeau !
Madame la Secrétaire d’Etat, j’aurai plaisir à vous offrir une porcelaine du Bleu d’Arras, un bel exemple d’un savoir-faire local dont nous sommes très fiers.

Pour conclure, je tenais sincèrement à vous redire ô combien votre présence était importante pour nous aujourd’hui et ô combien nous l’apprécions. 
Merci de votre attention et longue vie à la relation entre Arras et le Portugal ! « 

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